Le Miroir Ouvert

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mercredi 3 décembre 2008

Cours de théâtre du mercredi 03 décembre

Lors du cours de théâtre du mercredi 03 décembre, nous avons travaillé sur les deux premières parties de Oranges. Nous avons mis en espace et amélioré ce que nous avions fait auparavant. Une fois de plus, j'ai pris des notes sur mon texte et je ne vous en ferai pas part ici. Il nous faudra, pour les choeurs, un pupitre pour deux personnes.

mercredi 26 novembre 2008

Cours de théâtre du mercredi 26 novembre

Sophie nous a parlé, en début de cours, du conseil de classe. L'ambiance dans le groupe est bonne mais nous ne nous investirions pas assez et manquerions de rigueur. Nous devons pouvoir présenter Débrayage à un public d'ici début mai. Passé ce délai, Nadine, Christian et Axel ne pourrons plus intervenir lors de nos cours. De plus, notre professeur aimerai profiter de la fin de l'année pour nous faire subir des entretiens type bac.

Puis nous avons repris notre travail sur Oranges. Je me sens déjà plus à l'aise lors des scènes Paul/Assia mais il faut que je retravaille les passages dans lesquelles intervient Nordine. Je ne dois pas oublier que, même lorqu'il est "lumière de la religion", il fut, un jour, l'ami de Paul.

mercredi 19 novembre 2008

Cours de théâtre du mercredi 19 novembre

Nous avons poursuivi notre travail sur Oranges. Ayant pris des notes sur ma partition, je ne juge pas utile de vous en faire part ici. J'ai du mal à interpréter le rôle de Paul, notamment à cause de ses relations avec Assia.

mercredi 12 novembre 2008

Cours de théâtre du mercredi 12 novembre

Nous avons commencé le cours par une brève mise en condition : nous nous sommes échauffés puis nous avons fais quelques exercices. Nous devions, par exemple, simuler un combat au ralenti. Puis nous avons travaillé sur Oranges. Nous avons fais une lecture du premier mouvement ainsi que de la deuxième partie de l'oeuvre puis nous avons repris notre travail scène par scène. Par la suite, je n'ai pas jugé utile de prendre beaucoup de notes.

Ce n'est pas parce que c'est un texte qui parle de la guerre, de la mort, que nous devons le lire en y mettant sans cesse des intonations de tristesse, de colère,... Au contraire. Pourquoi, par exemple, ne par reconstituer l'ambiance d'un marché lors de la première scène ? Il faut que "ça brasse", que ce soit vivant, joyeux. Les comédiens, lors des choeurs, peuvent être en rangs et situés devant des pupitres. Lors du choeur des policiers, chaque garçon devra lire une phrase, chacun son tour, et cela jusqu'à la fin de la tirade.

vendredi 24 octobre 2008

Spectacle : Le plus malin s'y laisse prendre

Une fresque en deux parties d'après Alexandre Ostrovski
mise en scène Cécile Auxire-Marmouget

Alexandre Ostrovski (1823-1886) a donné à la scène russe le répertoire qui lui manquait : il a écrit quarante sept oeuvres et ne s'est voué qu'au théâtre. Sa première pièce parue en 1847 puis il a publié des comédies de moeurs, des drames et des chroniques historiques. Selon Cécile Auxire-Marmouget, "l'oeuvre d'Ostrovski (...) concentre en un demi-siècle les mutations de notre société sur plusieurs siècle".  De plus, de nos jours encore, le théâtre d'Alexandre Ostrovski est peu connu en France. C'est pour ces raisons que cette artiste a choisit de mettre en scène On n'évite ni le péché ni le malheur et Le plus malin s'y laisse prendre.

On n'évite ni le péché ni le malheur et Le plus malin s'y laisse prendre ont pour unique point commun leur thème : tous deux parlent de l'argent.

  • On n'évite ni le péché ni le malheur (1862).

Dans ce drame populaire et familial, Babaev, un jeune aristocrate, se laisse prendre dans les filets d’une passion ancienne. Il aime Tatiana. Cette jeune fille n’a, pour échapper à la misère, pas eu d’autre choix que d’épouser un marchand de légumes : Krasnov. Ce dernier est un homme simple, sensible et passionnément attaché à sa femme. Il ne désire qu'une seule chose : que sa femme l'aime. Tatiana sera tentée, pour vivre sa passion avec Babaev, de quitter le foyer conjugal. A la fin de la pièce, Krasnov apprendra donc que Tatiana le trompe, la tuera puis sera livré à la justice.

Alexandre Ostrovski est né à Moscou, dans le quartier des riches marchands. Il aime les ridiculiser car, selon lui, ils ont des manières frustes et grossières. C'est pour ces raisons que ce drame met en scène des personnages issus du monde des marchands.

Le dispositif scénique frontal, représenté ci-dessus, évoluera tout au long de la pièce pour représenter divers lieux : l'appartement de Krasnov, un parc,... A l'extrême jardin, quatre chaises et quatre pupitres permettent à trois violonistes et à un violoncelliste de jouer des extraits de l'oeuvre de Dimitri Chostakovitch.

  • Le plus malin s'y laisse prendre (1868).

Dans cette comédie, Alexandre Ostrovski parle des milieux figés de l’administration russe, où couardise et langue de bois rythment les jours. Un jeune homme pauvre et dévoré par les ambitions, Gloumov, espère accéder à la fortune grâce à un mariage avantageux et à des relations utiles. Pour cela, il tente de séduire une fille à la dot prometteuse. Prêt à tout, Gloumov n’hésite pas à tromper et à corrompre des fonctionnaires.  Seulement voilà : son journal intime sera un jour dérobé et il sera alors démasqué puis chassé.

Ostrovski décrit donc, dans cette oeuvre, les milieux du haut fonctionnariat russe.

A l'extrême jardin, un piano à queue, deux chaises et deux pupitres permettent à deux violonistes et à un pianiste de jouer des extraits de l'oeuvre de Dimitri Chostakovitch.

mercredi 22 octobre 2008

Cours de théâtre du mercredi 22 octobre

Mercredi 22 octobre, nous avons parlé du dossier que nous devons réaliser pour juin, de l'analyse de spectacles puis nous avons poursuivi notre travail sur Oranges.

Le dossier.

Notre dossier doit comporter trois parties : un retour sur le travail de l'année, quelques analyses de spectacles et enfin des recherches personnelles liées à notre travail sur l'année. Notre démarche doit être synthétique et réflexive et nous devons avoir un regard critique sur notre pratique. De plus, nous pouvons, dans la première partie, décrire un ou deux exercices qui nous ont marqués.

Sur la première page de notre dossier, il doit y avoir notre nom, une photo individuelle ainsi qu'une photo collective de notre groupe, en costumes.

Oranges.

Suite à notre premier montage, Nadine souhaite rajouter les scènes avec Nordine afin qu'il y est un rôle masculin de plus et de ne pas axer notre travail uniquement sur la relation Paul/Assia. Elle aimerai également garder la scène vingt-et-un de la troisième partie car il y a affrontement entre choeurs. Nous pensons cependant, durant ce passage, enregistrer les voix d'Assia et de Paul à l'aide d'un magnétophone. Cela permettrai d'avoir un acteur de plus dans le choeur d'hommes.

Nous avons provisoirement distribué les rôles. Pour le moment, j'ai celui de Paul. Il me convient car je crois que c'est celui qui me fera le plus progresser. J'aurai préféré celui de Nordine, le buveur de kawa, mais je crois qu'il serait plus facile, en ayant ma personnalité, d'interpréter ce personnage plutôt que celui de Paul. Après cette première distribution, nous avons lu, pour la première fois, notre montage. La lecture, parasité mais rapide, a duré près de quarante-cinq minutes.

Nous devrons, avant le spectacle, donner quelques repères historique au spectateur afin qu'il puisse apprécier la pièce.

Il paraît impossible que nous ayons terminé notre travail pour le seize décembre. C'est pour cela que, au début des vacances de la Toussaint, Sophie nous enverra nos partitions par mail. Nous devrons les lire de nombreuses fois  en respectant la ponctuation et sans y mettre d'intonation. De plus, nous devrons travailler notre diction.

 

Méthodologie n° 1 : l'analyse de spectacle.

 

1/ Thème, fable et discours.

     A) De quoi parle cette oeuvre ? (ou les thèmes).

     B) Qu'est-ce que ça raconte ? (ou la fable).

     C) Qu'est-ce que ça dit ? (ou les thèses, le discours).

2/  Les éléments de la représentation.

     A) L'espace de jeu / Relevé du dispositif scénique (frontal, bifrontal, en rond, etc).

     B) Costumes, accessoires, lumières, son, parti pris de jeu (naturaliste, épique, etc), rapport scène/salle, cohérence,...

3/ Avis personnel.

 

" Le théâtre doit parler des causes de la détresse humaine et des sources de la force humaine " - Edward Bond. 

(CDBBac2008 remis à jour).

mercredi 15 octobre 2008

Cours de théâtre du mercredi 15 octobre

 Mercredi quinze octobre, nous avons parlé de Alexandre Ostrovski, lu Le chant de la mêlée puis nous avons travaillé sur Oranges.

Alexandre Ostrovski

Alexandre Ostrovski (1823-1886) est considéré unanimement par ses contemporains comme le plus grand dramaturge national. Il a donné à la scène russe le répertoire qui lui manquait : il a écrit quarante sept oeuvres et ne s'est voué qu'au théâtre. Sa première pièce parue en 1847 puis il a publié des comédies de moeurs, des drames et des chroniques historiques. Cet auteur est né à Moscou, dans le quartier des riches marchands où se situent la plupart de ses pièces. Il s'intéresse à tous les milieux sociaux mais il est beaucoup question des marchands dans ses pièces. Ostrovski aime les ridiculiser car, selon lui, ils ont des manières frustes et grossières. Certaines de ses oeuvres se sont donc heurtées à la censure de Nicolas Ier. Ostrovski a souhaité créer un Théâtre National Populaire accessible à tout le monde puis, en 1885, il est nommé Directeur artistique des Théâtres Impériaux de Moscou.

De nos jours encore, le théâtre d'Alexandre Ostrovski est peu connu en France. Peut-être est-ce parce qu'il parle d'un milieu russe trop fermé sur lui même ou encore parce qu'il est trop difficile à traduire.

Alexandre Ostrovski a écrit On évite ni le péché ni le malheur en 1862. C'est l'un des premiers drame populaire et familial à mettre en scène des personnages issus du peuple. Il eu un grand succès en Russie. En 1868, Ostrovski fit publier Le plus malin s'y laisse prendre. Dans cette comédie de moeurs, il parle du fonctionnariat russe corrompu par l'argent.

Le chant de la mêlée et Oranges

Nous avons lu Le chant de la mêlée afin de savoir quelles scènes garder de Oranges. Nous pouvons choisir des fragments de l'oeuvre pour leur dimension politique ou musicale, pour les sentiments qui y sont exprimés mais aussi parce qu'ils plongent le spectateur en pleine mêlée. Puis nous avons choisi les extraits que nous allons jouer et commencé à régler les problèmes de la distribution. Nous présenterons notre travail le seize décembre, à l'occasion du cadeau des planches.

vendredi 10 octobre 2008

Spectacle : La Maison

La Maison est un texte extrait de La vie matérielle, une œuvre écrite par Marguerite Duras en 1987. Cet auteur est un écrivain féministe : « Vous dites idéalisation, que j’idéaliserais la femme ? C’est possible. Qui le dit ? Ça ne lui fait pas de mal à la femme, qu’on l’idéalise ». Ainsi, dans cette pièce, Marguerite Duras parle de toutes les femmes en une seule (Cécile Gérard).

Étant donné que cette oeuvre est surprenante, drôle, provocante, la réaction du public est parfois très inattendue : " Une fois je me suis fait injurier par un homme à qui j'ai dû rappeler que ce n'était qu'un spectacle. D'autres soirs, les gens me répondent quand je les regarde. J'aime jouer avec la salle " (Cécile Gérard).

Le dispositif scénique est bifrontal et seulement soixante-quinze personnes peuvent assister à la représentation. Comme le montre le schéma ci-dessus, le personnage interprété par Cécile Gérard déambule sur un petit espace simple pour y évoquer les tâches réelles et concrètes de la femme. La scène est éclairée par six lampadaires démodés ainsi que par des projecteurs sur lesquels il y a parfois des gélatines bleues. Quatre des abats jours des lampadaires sont rouges, l’un est blanc. Les coussins sur lesquelles sont assis les spectateurs sont généralement rouges. Or,  cette couleur est chaude et donc conviviale. De plus, selon Céline Backès, le metteur en scène, « pendant que la femme parle, il y a une soupe de légume qui se prépare, tout près et crée l’atmosphère dans laquelle elle doit parler. (…) Les deux choses, le texte et la soupe, se conjuguent pour créer une atmosphère odorante et conviviale ». Ainsi, le théâtre devient une maison commune.

Je me suis entretenu avec Céline Gérard, la comédienne, à la fin de la représentation, et cette pièce a déjà été jouée en appartement, au Théâtre Paris-Villette puis à l’étranger avant d’être reprise au festival d’Avignon 2007.

Un texte drôle, une mise en scène réussie, une ambiance chaleureuse, un dispositif scénique intéressant,… Tous les ingrédients sont là pour que le spectacle se termine sous les applaudissements des spectateurs. A la fin de la représentation, selon Jacques Leleu, l'actrice " voit les hommes gênés et des femmes complices. Il y a des couples qui se hâtent de sortir en silence. D'autres veulent prolonger ces instants précieux où le théâtre nous aide à regarder ce que nous sommes ".

mercredi 1 octobre 2008

Cours de théâtre du mercredi 01 octobre

Aujourd’hui, nous avons lu une fiche sur l’épreuve que nous subirons en juin, ainsi qu’une pièce de Rémi De Vos : Débrayage. Cette œuvre, publiée depuis octobre 1996, parle du monde du travail, de la difficulté de trouver un emploi, des licenciements, etc. Selon l’auteur, « c’est une comédie. Ça fait rire. Ça doit. Pourtant le sujet est terrible. Ça fait rire quand même. Ça peut ». Nous pensons que nous jouerons cette pièce en mai puisqu’elle paraît plaire à tout le monde. Sophie nous a donné des polycopiés sur Oranges : le chant de la mêlée 

Nous n'aurons pas cours la semaine prochaine.

jeudi 25 septembre 2008

Extrait : Oranges, Michaël Glück.

CHOEUR DES POLICIERS

Des cars, des bus, des camionnettes, vous réquisitionnez tout ce que vous pouvez. Quand c’est possible, vous occultez les vitres. Ce qui se passera à l’intérieur, ça vous regarde. De toute façon, pas de sentiments. En haut lieu, on couvre. On approuve. Monsieur Papon, notre préfet…Certains d’entre vous ont fait observer que les matraques gagneraient en efficacité à être plus lourdes. Nous y songeons. Vous aurez bientôt de nouvelles modèles. Plombées qu’elles seront vos machines à effacer les sourires. Tous les coups sont permis. Les mains mortes peuvent rester chez elles. N’oubliez pas, tous. Et leurs papiers, vous les récupérez et vous les brûlez. On se dépense et sans compter, pas de statistiques ni de comptabilité. De l’action. Pas de questions ?

- C’est pas une manifestation pacifique, Chef ?

-T’es qui toi pour poser une question ? T’es avec qui,toi ? Tu fais vraiment partie de la police ? T’étais où à la belle époque ? Au bon vieux temps du Maréchal ? T’as pas lu les papiers du syndicat, mon gars. Les fellouzes…

- Oui Chef.

- Encore des questions ? Non. Parfait. Pas de questions dans la police.

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