Jouerons-nous des extraits de Oranges (Michaël Glück) en décembre ? Trois personnes ne veulent plus travailler sur cette pièce car, selon eux, « on y aurait trop touché l’année dernière » et qu’elle serait « un peu molle ». Les autres élèves pensent que travailler de nouveau dessus serait intéressant afin que l’on apprenne l’écoute et le collectif (travail sur le chœur). En effet, le chœur permet de former une unité. Pourquoi ne pas intégrer des extraits de la pièce dans notre travail de fin d’année ?

Nous pouvons, si nous avons besoin de documents sur les spectacles que nous irons voir à l’espace Malraux, en demander à Sophie. Je lui ai prêté les partitions de Un riche, trois pauvres, (Louis Calaferte) en début de cours.

Au cours de l’année, nous pratiquerons divers exercices pour apprendre à écouter (c’est-à-dire à faire le vide en soi et autour de soi), apprendre l’espace,  la maîtrise du corps et de la voix,  à travailler son imaginaire, le collectif, l’humilité, la rigueur et enfin à servir le texte.

" Le théâtre, en raison de son côté spectaculaire et de sa notoriété, attire beaucoup de gens qui ne veulent qu'exploiter leur beauté ou faire carrière. Ils profitent de l'ignorance du public, de son goût faussé, des caprices, des intrigues, des faux succès et de tant d'autres moyens qui n'ont aucun rapport avec l'art. Ces exploiteurs sont des ennemis mortels de l'art. Nous devons user avec eux des mesures les plus strictes, et si nous ne pouvons les changer, il faut leur faire quitter les planches ". La formation de l'acteur, Constantin Stanislavski.

Au cours de cette séance, nous avons fait deux exercices pratiques.

    1. Un objet est situé au centre du plateau et, à jardin, il y a un comédien (X). Y ferme les yeux, se concentre, part de la cour, traverse le plateau en n’oubliant pas de récupérer l’objet et le donne à X. Durant toute la durée de l’exercice, Y garde les yeux fermés.

Objectif(s) : apprendre l’espace.

J’ai réussi la première partie de l’exercice, mais une fois l’objet récupéré, je ne savais plus où j’étais. Je suis allé trop loin et n’ai pas pu donner l’objet à mon camarade. Je me suis trop concentré sur la première partie de l’exercice et au détriment de la seconde.

    1. Improvisation. Deux comédiens sont sur le plateau (X et Y). X donne un objet à Y et, en retour, Y lui en redonne un. Une fois l’exercice terminé, nous l’avons refait mais à quatre.

Objectif(s) : apprendre à travailler son imaginaire et à écouter.

Apparemment, le public semble satisfait de notre première prestation. Selon les spectateurs, Simon fût un très bon meneur et je suis parvenu à m’adapter à la situation qu’il me proposait. Cependant, je ne partage pas cette opinion car j’ai été déstabilisé par ce que me proposait mon partenaire. Un fou rire m’a pris et je ne suis pas parvenu à le dissimuler. J’ai essayé de le faire puis, n’y arrivant pas, de le justifier par la situation installée.

Deuxième essai : cette prestation me semble moins bonne que la première. L’imagination n’était plus au rendez-vous et j’ai pris beaucoup moins de plaisir à jouer. Pas de retour plateau.

Conclusion(s) :

·        Lors d’une improvisation, un comédien mène les autres. Ces derniers doivent accepter les propositions du meneur et s’adapter à la situation.

·        Plus on est nombreux, plus les improvisations sont difficiles car l’écoute doit être meilleure.