Au cours de cette séance nous avons parlé de Espia a une mujer que se mata, lu le premier mouvement de Oranges (Michaël Glück), débattu sur cette pièce puis nous avons regardé une vidéo : Lire le théâtre à haute voix (extraits).

N’ayant pas pu voir Espia a une mujer que se mata (adaptation et mise en scène Daniel Veronese), je ne m’y attarderai pas. Voici cependant quelques notes que j’ai prises en cours et qui, je crois, pourront m’être utiles ultérieurement.

1.      Espia a une mujer que se mata est une adaptation d’un grand classique, Oncle Vania (Tchekhov). Cette pièce est jouée en version originale, c’est-à-dire en espagnol. C’est pour cela qu’elle est surtitrée. Quelques inconvénients : quand les personnages parlent en même temps le spectateur ne peut pas suivre la conversation, la traduction est imparfaite, etc.

2.      L’espace scénique est unique et très restreint pour un nombre de personnages très important (généralement sept). De plus, une table étroite occupe une bonne partie de l’espace. Les personnages se gênent, s’entassent, s’insupportent : « c’est comme si un anthologiste étudiaient des insectes ».

Après avoir lu le premier mouvement de Oranges (Michaël Glück), nous nous sommes demandés si nous travaillerons sur cette pièce. Parmi les personnes ayant intégré notre groupe cette année, deux élèves sont pour car ils trouvent intéressant l’absence de fil conducteur. Un élève est contre car il y aurait trop d’éléments dispatchés. La semaine dernière, trois personnes ont dit ne plus vouloir travailler sur cette œuvre et l’un d’eux a changé d’opinion car le texte parle du droit des femmes, du retour à la violence en Algérie, etc. Sophie parlera de cette pièce avec Axel et Nadine, nos nouveaux intervenants, avant de prendre une décision. Une chose est certaine, c’est que nous ne jouerons malheureusement pas Oranges : au mieux, nous préparerons une lecture mise en jeu de quelques extraits de l'oeuvre pour décembre.

Enfin, nous avons regardé une vidéo de Philippe Minyana, Lire le théâtre à haute voix (extraits). Pour bien lire un texte de théâtre, il faut avoir manipulé le livre avec lequel on travaille,  faire attention à la position de notre corps, qu’il y est absence de commentaire, savoir différencier lire et jouer et ton, que la parole soit en fusion (« il faut trouver comment ça ce parle »). Le ton est à la base du sens dans notre texte (« tous les comédiens sont des instruments »).